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NB1 : beaucoup de choses font appel aux notions de Bien et de Mal.
NB2 : ces définitions ne sont pas habituelles. Pour revenir à des notions plus connues, on pourrait glisser le mot « bon » ou « vrai » ou « parfait » comme qualificatifs : la « vraie liberté », la « bonne intelligence », la « bonne volonté ».
Amour (ou Charité) : aimer, c’est vouloir le Bien de l’autre. Etrangement, il est possible de tuer par amour. Dans le cas de la peine de mort ou d’une guerre légitime, la mort est donnée par « amour du Bien Commun ».
Bien Commun : agir selon le Bien Commun consiste à agir en conformité avec les règles naturelles régissant les sociétés humaines. Il s’agit de favoriser l’harmonie collective. Par la promotion du Bien Commun, chaque personne se voit favorisée à faire le Bien et découragée à faire le Mal. Voir aussi légitimité.
Bien : est bon ce qui est conforme à notre nature humaine (ou, plus généralement, conforme « à la nature des choses »). Faire un acte bon envers une personne contribue à l’harmonie de soi-même et de la personne. La révolution refuse l’idée même de l’existence du Bien et du Mal. Pour lui, rien n’est bien ou mal en soi. Tout dépend des circonstances. Tout peut évoluer. La contrerévolution au contraire vise à rétablir ces notions de Bien et de Mal, sans lesquelles on ne peut rien construire de stable et d’harmonieux. (Voir aussi Mal et Ordre)
Conscience : la conscience est une partie de l’intelligence, souvent plutôt intuitive, qui permet de comparer entre d’une part une situation réelle et d’autre part l’éducation (enseignement reçu, expérience, etc.). Le travers le plus courant est de croire que c’est la conscience qui définit le bien et le mal. Au contraire, la conscience doit être éduquée, et donc apprendre le bien et le mal, pour pouvoir ensuite éclairer les choix. « La conscience n’est pas la lumière, elle est l’œil capable de recevoir la lumière ».
Contrerévolution : la contrerévolution vise à restaurer l’ordre naturel. Il s’agit de restaurer des Institutions favorisant une vie humaine conforme à la nature des choses. Ces Institutions favorisent donc le Bien pour les personnes, pour les familles, pour la vie en société.
Education : l’éducation est le processus qui permet à chacun d’exercer son libre-arbitre, par la formation de sa conscience. Ainsi, une personne éduquée a la responsabilité de ses choix. Cela implique que l’éducation précise clairement ce qui est bien et ce qui est mal, ainsi que les conséquences probables : heureuses ou malheureuses, d’ordres naturel et surnaturel. Dans cette optique, la punition donnée par l’éducateur à l’éduqué a entre autres pour but de figurer le « châtiment » (naturel et/ou surnaturel) d’une faute.
Erreur : action mauvaise non intentionnelle. Une erreur est donc moins grave qu’une faute. Certains pourraient donc se dire qu’il vaut mieux ne pas éduquer les gens, qui ne feraient ainsi que des erreurs et aucune faute. Cependant, la faute et l’erreur peuvent provoquer les mêmes catastrophes (naturelles et/ou surnaturelles). L’éducation permet donc de limiter ces catastrophes … Le responsable d’une erreur est souvent celui qui a négligé l’éducation de la personne ayant commis l’erreur. Certains diront alors que le mieux serait que personne ne fût éduqué, et donc personne ne serait responsable. Or le premier éducateur de l’humanité est le Bon Dieu lui-même, dont le dessein sur l’homme est d’en faire justement une créature responsable, l’adorant en toute liberté et en toute connaissance de cause, pour la plus grande Joie de la création et du Créateur.
Esclavage : l’esclavage s’oppose à la liberté. Nous subissons l’esclavage de notre faiblesse (et nous en souffrons) quand nous sommes portés vers le Mal.
Faute : action mauvaise intentionnelle. Il faut être conscient du mal que l’on fait pour qu’une faute soit commise ; sinon, ce n’est pas une faute mais une erreur. C’est par l’éducation que l’on permet aux gens de distinguer le bien et le mal, et donc de les rendre responsables. Certains pourraient alors se dire qu’il vaut mieux ne pas éduquer les gens, qui ne feraient ainsi que des erreurs et aucune faute. Cependant, la faute et l’erreur peuvent provoquer les mêmes catastrophes (naturelles et/ou surnaturelles). L’éducation permet donc de limiter ces catastrophes … Le responsable d’une erreur est souvent celui qui a négligé l’éducation de la personne ayant commis l’erreur. Certains diront alors que le mieux serait que personne ne fût éduqué. C’est sans doute pour cela que le premier éducateur de l’humanité est le Bon Dieu lui-même.
Finalité : l’ordre des choses est que chaque partie (tangible ou intangible) de la création soit orientée vers une fin, ou finalité. La finalité d’un fruit est de perpétuer et propager l’espèce. Celle des yeux est de voir. Celle de l’âme est de rejoindre la vision béatifique. On distingue les fins premières (raison d’être) et les fins secondaires (fonction annexe, complémentaire). Les yeux ont pour fin secondaire de pleurer par exemple. Une fin secondaire ne peut pas être en contradiction avec une fin première. L’exemple le plus classique est le mariage, dans lequel l’union légitime des époux a pour fin primaire la procréation, et pour fin secondaire le soutien mutuel des époux. Pour revenir à l’exemple de l’œil, les larmes n’empêchent pas l’œil de voir : l’œil larmoyant continue de voir … ce qui est dans son champ de vision, donc les larmes, ce qui certes rend trouble ce qui est plus loin. Mais l’œil continue à recevoir et transmettre au cerveau ce qui est dans son champ de vision.
Intelligence : l’intelligence est la disposition qui permet de discerner ce qui est bien et ce qui est mal. L’intelligence doit être éclairée et enrichie par un enseignement et par l’expérience.
Juger un acte ou une situation : finalement, le seul critère d’appréciation d’une situation est « est-ce bien ou est-ce mal (ou est-ce neutre) ? ». On ne doit pas juger les personnes ( = leurs « reins et leurs cœurs »). En revanche, il est possible de juger une action, une idée. Dans ce cas, le mot « juger » correspond à « comparer par rapport au Bien ».
Légalité : est légal ce qui est conforme à la loi, laquelle peut être illégitime, comme une loi autorisant l’avortement par exemple. Ne pas confondre légitimité et légalité.
Légitimité : est légitime ce qui sert ce bien, ou tout au moins ce qui ne sert pas le mal. En particulier, une autorité est légitime lorsqu’elle sert le Bien Commun. Ne pas confondre légitimité et légalité.
Libéralisme : selon le libéralisme philosophique : chaque « opinion » est respectable, il n’y a pas de vérité, pas de « remise dans le droit chemin », puisque le droit chemin n’existe pas.
Liberté (à ne pas confondre avec le « libre-arbitre ») : nous sommes véritablement libres quand nous nous conformons au Bien, à l’ordre naturel. La liberté s’oppose à l’esclavage. Le seul véritable esclavage est celui du Mal. Le Mal que nous faisons, nous rend esclaves de nos contradictions. Il détruit l’harmonie entre ce dont a besoin notre être et ce que nous en faisons. Nous avons ensuite une « liberté » qui consiste à pouvoir choisir un chemin entre toutes les possibilités d’action, vers tel objectif, en restant au sein du Bien. Par exemple, pour aller visiter notre mère malade, nous avons le choix entre plusieurs itinéraires équivalents. Etc.
Libre arbitre (à ne pas confondre avec la « liberté ») : le libre arbitre est la possibilité laissée à chacun de choisir d’aller vers le bien ou vers le mal. Exercer notre libre arbitre pour choisir le mal, c’est s’en servir pour devenir esclave. Il ne faut donc pas confondre avec la liberté, bien que les termes soient souvent employés trop largement. Au lieu de dire que l’homme est « libre d’être esclave », mieux vaut dire que « le libre arbitre de l’homme peut le conduire à l’esclavage ».
Mal : est mal ce qui contredit notre nature humaine (ou, plus généralement, qui contredit « la nature des choses »).. Faire un acte mauvais envers une personne contribue à détruire sa propre harmonie et celle de la personne. La révolution refuse l’idée même de l’existence du Bien et du Mal. Pour lui, rien n’est bien ou mal en soi. Tout dépend des circonstances. Tout peut évoluer. La contrerévolution au contraire vise à rétablir ces notions de Bien et de Mal, sans lesquelles on ne peut rien construire de stable et d’harmonieux. (Voir aussi Bien)
Nature humaine : la nature humaine est difficile à définir. En pratique, quand notre nature est blessée par le Mal, et est en harmonie quand elle est environnée de Bien. Ainsi, même si avorter est devenu officiellement une banalité et même un « droit », les femmes ressentent intérieurement la souffrance de leur nature. De même pour le divorce, l’homosexualité, etc.
Ordre : le mot « ordre » est quasiment équivalent au mot « Bien ». L’ordre naturel est celui où les Institutions favorisent une vie humaine conforme à la nature des choses. Bafouer l’ordre des choses conduit à des blessures. Ainsi, même si avorter est devenu officiellement une banalité et même un « droit », les femmes ressentent intérieurement la souffrance de leur nature. De même pour le divorce, l’homosexualité, etc.
Paix : « la paix est la tranquillité de l’ordre » écrit St Augustin. La notion d’ordre est équivalente à la notion de Bien ou de Vérité. Elle n’a rien à voir avec un état de guerre ou de non-guerre. Un homme peut être en paix au milieu des obus, car son être est ordonné à son devoir présent et ses actions sont légitimes. Un homme peut ne pas être en paix au milieu de l’abondance, si son existence est désordonnée (vie maritale illégitime par exemple).
Principes contrerévolutionnaires : nous présentons ces principes tels que définis par le colonel Chateau-Jobert, à qui nous empruntons beaucoup dans ce blog. 1/ L’éminente dignité de la personne humaine. 2/ L’égalité fondamentale (au point de vue de la nature humaine) des hommes, différenciés par leurs (heureuses !) inégalités de fait. 3/ « Ce qui est, est ; ce qui n’est pas, n’est pas » (principe de non contradiction). 4/ Le critère de légitimité, qui consiste dans le service du Bien commun, et qui suppose que tout homme revêtu d’une autorité endosse personnellement la responsabilité correspondante.
Respect : Il faut dissocier le respect dû aux personnes et le « respect » dû aux idées. Chaque personne humaine est respectable en tant que telle, par sa dignité humaine. En revanche, certaines idées (ou principes) ne méritent aucun respect. Il n’y a pas à « respecter » l’erreur, les idées révolutionnaires, etc. Voir aussi Libéralisme
Révolution : la révolution est ce qui s’oppose à l’ordre naturel. Plus encore, elle est de plus en plus ce qui s’oppose à l’idée même de l’existence d’un ordre naturel. Elle refuse donc l’idée même d’une nature humaine. Ou bien, quand elle feint de l’accepter, c’est pour chercher comment transformer cette nature humaine. Dans tous les cas, cette notion de « nature humaine » ne constitue pas un absolu intangible, une référence objective et définitive, d’où l’on peut tirer des conclusions pratiques et pérennes. En particulier, plus rien n’est « bon » ou « mauvais » en soi, les notions de bien et de mal n’existant plus.
Société parfaite : une « société parfaite » est une société qui « recèle en elle-même les moyens nécessaires à sa finalité ». On distingue généralement deux sociétés parfaites : l’Etat et l’Eglise. L’Etat a (en théorie) tous les moyens (naturels) pour assumer sa mission : mettre en place les structures facilitant le Bien Commun (naturel). L’Eglise a tous les moyens (surnaturels) pour assumer sa mission : faciliter la progression des âmes vers Dieu. Au contraire, la famille (par exemple) n’a pas tous les moyens pour assumer ses missions naturelles et surnaturelles. Une famille a besoin d’autres familles pour se défendre, se loger, s’habiller, etc. et une famille a besoin de l’Eglise pour progresser vers Dieu. C’est en ce sens que l’Etat est nécessaire. C’est même finalement l’unique raison de la légitimité d’une structure plus large que la famille. La légitimité de l’Etat réside donc dans son action en faveur du Bien Commun des familles, dans le respect du principe de subsidiarité.
Subsidiarité : le principe de subsidiarité énonce que le niveau de responsabilité doit être le plus bas possible. Cela s’explique aisément par le fait que l’ancrage avec la réalité est de plus en plus clair au fur et à mesure que le niveau s’abaisse. Au cas où un échelon ne serait pas en mesure d’assumer (provisoirement) une responsabilité, le rôle du niveau supérieur est de lui redonner les moyens nécessaires pour remplir son rôle. Il n’est donc aucunement question de lui prendre ses responsabilités sous prétexte qu’il manque de moyens.
Par exemple, il n’est pas légitime qu’un Etat veuille « placer » les enfants que leurs parents (de bonne volonté) ne seraient pas capables d’éduquer (par manque de moyens, manque de formation, etc.). Dans ce cas, l’ordre des choses veut qu’une aide soit apportée à ces parents pour qu’ils puissent remplir leur rôle. Ce n’est qu’en cas d’impossibilité absolue qu’une autorité supérieure pourrait légitimement « placer » les enfants dans un autre environnement.
Volonté : la volonté est la disposition par laquelle un homme peut faire l’effort de choisir le Bien et de l’accomplir concrètement. La volonté doit être fortifiée par la prise de bonnes habitudes, par un environnement favorable au Bien.